
L’envie d’écrire cet article, « Le mot « Boîte » en langage des Oiseaux », ne date pas d’hier, mais je m’y refusais, car j’avais l’impression que j’allais réduire la « matière inconsciente de la Vie » (s’il est possible d’utiliser une telle formule) à quelque chose de clos et de triste.
Or, j’ai maintenant compris que je n’allais rien réduire du tout, bien au contraire, et, qu’à l’instar du magicien qui fait surgir une colombe de son chapeau, j’allais faire apparaître moi aussi cette colombe, symbole d’Amour et de paix, avec mes mots…
Le mot « Boîte » en langage des Oiseaux et en Hermétique
En langage des Oiseaux, donc du point de vue de la sonorité de ce mot, « Boîte » nous faire entendre « Boite », du verbe « Boiter ». Ce même verbe, en langage courant, et selon le site lalanguefrancaise.com, signifie : « Marcher en inclinant alternativement le corps d’un côté puis de l’autre, du fait d’une difficulté ou d’une douleur. »
Au sens métaphorique, nous boitons lorsque nous ne sommes pas sûrs de nous ; notre démarche traduit alors notre hésitation et/ou le fait que nous ne comprenions pas la situation dans laquelle nous sommes.
Du point de vue de la symbolique hermétique des Lettres de ce mot, « Boîte » nous parle de la Dualité manifestée (« B ») du Féminin de l’Âme (« O ») uni à l’Inconscient (« i ») dans le Terrestre (« T ») exprimé (« E »). En plus clair, nous pouvons nous représenter la Dualité manifestée du Féminin de l’Âme comme la boîte elle-même, un contenant quel qu’il soit, qui cache une part d’Inconscient, d’où l’existence du couvercle pour sceller, fermer, rendre opaque.
C’est bien ce qu’est l’Hermétique : opaque. Et ce que nous avons à faire est de soulever le couvercle des fameuses boîtes dans lesquelles nous vivons, afin de comprendre le sens de la Vie et d’ainsi faire, de cette Vie qui nous est offerte, une « matière consciente » et créatrice d’expériences fécondes.
Que sont les boîtes dans lesquelles nous vivons ?
Cela commence, de la naissance à la mort, et de façon un peu abrupte, par les maisons que nous habitons et nos lieux de travail qui sont très souvent des cubes (fonds de boîtes) avec un toit (couvercle), pour finir dans un cercueil, l’ultime boîte.
Dans l’intervalle, nous utilisons de très nombreuses boîtes, dont la liste non exhaustive est citée ci-dessous dans un désordre volontaire pour susciter votre réflexion :
– les boîtes de rangement : contenants physiques (aliments, graines, bijoux, archives, instruments de musique, médicaments, tirelires, objets divers…) ;
– les boîtes de nuit : discothèques, clubs ou lieux festifs ;
– les boîtes dans lesquelles nous travaillons : entreprises ;
– les boîtes aux lettres : réceptacles dans lesquels nous recevons des milliers de mots, de phrases, de messages qui ont une influence sur notre parcours ;
– les boîtes à secrets (coffres aux trésors, écrins de babioles personnelles) ;
– les boîtes de vitesse : mécanismes automobiles qui permettent de nous faire avancer ;
– les boîtes noires qui enregistrent les conversations et les données technologiques pour analyser les circonstances d’un accident ;
– les boîtes informatiques : modules logiciels fermés qui permettent de restreindre un accès à des données sensibles ;
– les boîtes de Petri : matériel de laboratoire qui permet de faire avancer la recherche scientifique ; etc.
– les boîtes de dérivation du réseau électrique : équipement qui rassemble, distribue et sécurise des fils électriques à l’intérieur d’une installation ;
– les boîtes de conserve qui permettent de stocker des aliments pendant des mois, voire des années ;
– les boîtes de commande : dispositifs de contrôle pour piloter des machines ;
– les boîtes à musique ; etc.
Pourquoi toutes ces boîtes ?
Parce qu’une boîte protège et conserve. Aussi parce qu’elle permet de garder quelque chose de secret jusqu’à ce que ce quelque chose soit nécessairement révélé.
Aussi parce qu’une boîte impose des limites, enserre et enferme, ce que nos marionnettistes (toujours les mêmes, j’en suis presque confuse d’appuyer là-dessus) ont bien compris. Ils nous incitent donc à penser que toutes ces boîtes, comme celle des médicaments et des boîtes de nuit, de l’alcool et des drogues, des « sons » ultra-binaires et de la malbouffe, etc., nous font accéder à une Réalité plus agréable, voire plus vivante, plus vibrante, que celle qui est hors contenant. Les boîtes dans lesquelles ils nous incitent insidieusement à pénétrer pour percevoir la Réalité autrement que ce qu’elle est véritablement sont en fait leurs tirelires et nos tombes. Toute boîte permet un commerce. Tout se vend, tout rapporte…
Terrifiant ? Abominable.
Terrifiant ? Pas tant que ça. S’il peut paraître déroutant de réaliser que nous évoluons dans une multitude de boîtes, physiques ou symboliques, la dimension hermétique du mot « Boîte » nous rassure. C’est une étape normale de notre évolution : nous sommes incarnés pour mettre en lumière ce qui est caché et douloureux, afin d’en guérir, tant sur le plan individuel que collectif.
Nous sommes venus guérir des Mémoires et celles-ci ne peuvent l’être qu’en étant mises au jour. Nous pourrions remonter encore dans le raisonnement et nous demander pourquoi ces « choses » étaient ou sont encore enfermées dans des boîtes : justement parce qu’il y a, et pour des raisons qui nous dépassent souvent, nécessité à ce que les secrets soient révélés à certains moments, uniquement lorsque nous sommes prêts à les comprendre.
Nous sommes venus ouvrir les couvercles pour faire apparaître ce qui est dans nos boîtes, la première étant le corps physique que nous considérons trop souvent comme un « simple contenant ». Pour la plupart, le corps contient l’Âme et l’Esprit ; le corps ne serait donc qu’une boîte comme une autre, dont les douleurs peuvent être soulagées par une autre boîte, celle des médicaments… Compréhension erronée qui mène à un enfermement supplémentaire.
Ouvrir nos boîtes pour se libérer et guérir
Comprendre profondément que nous vivons dans des boîtes fermées ne peut que nous inciter à les ouvrir. « Tout a deux extrêmes », énonce la Quatrième Loi universelle, dite « de Polarité ». En l’occurrence, ce qui est fermé doit être ouvert. La révélation du secret et la transparence sont deux clefs de la régénération universelle : elles sont indispensables à la santé de chaque Être et à la transformation de notre monde.
Nos boîtes sont, le plus souvent, la matérialisation de nos secrets destructeurs : prenons le temps d’y penser, d’en parler, d’être en Amour avec leur contenu, c’est-à-dire d’en « accepter l’enseignement » (pour la définition du mot « Amour » selon l’Hermétique de ses Lettres, voir l’article « La Vie et la Mort en langage des Oiseaux »).
De nous-mêmes, faisons surgir ce qui se crée (« Se – Crée ») dans l’Inconscient et qui permet aux Consciences de s’élever. Jouons, car la Vie est un Jeu du « Je », à ouvrir les cubes que sont nos boîtes, au lieu de les entasser en vrac et dans le noir…
Ouvrons les couvercles comme nous pourrions ouvrir les enclos de nos propriétés privées et dévoilons les secrets comme nous pourrions inviter un voisin à franchir notre seuil pour entamer, ensemble, une vraie conversation…
Illustration : Cécile Edrei pour le fond, Pixabay Mabel pour la pie et goodlynx pour les boîtes : Le mot « Boîte » en langage des Oiseaux

