Pendant l’écriture

Pendant l’écriture
Pendant l’écriture

Nous pensons souvent que l’auteur doit tout maîtriser : l’idée, l’histoire, les personnages, la direction du texte…

Mais, est-ce vrai ?

Nous savons bien que non, c’est juste un fantasme. Que ceux qui le croient ouvrent leur esprit : nous ne pouvons jamais tout diriger, et surtout pas un texte, c’est-à-dire des mots qui sortent de nous… Parce que leur fonction première est justement de nous emmener là où, consciemment, nous n’aurions jamais pensé aller.

C’est à mon sens le fait de l’Inconscient et de notre capacité à lui dire « oui », à le laisser faire dans l’Endroit du Réel qui nous permet de manifester une Réalité qui nous correspond. C’est ce qui peut aussi s’appeler « utiliser son intuition ».

Sans doute parce qu’écrire n’est pas seulement exprimer ce que nous savons déjà ; c’est aussi découvrir ce que nous ignorons encore… la partie invisible de nous-mêmes. Notre texte devient ainsi un révélateur de soi.

Nos propres mots nous montrent des vérités que nous n’avions pas encore conscience de porter. Le texte s’écrit indépendamment de nous…

Dans cette perspective, demandons-nous plutôt :

> Et si un texte n’était pas seulement une expression de qui nous sommes, mais aussi un chemin que nous empruntons pour nous rencontrer ?

Éclairage Langage des Oiseaux

Dire « Oui » ou « Non » change tout dans notre vie → https://www.editions-cecileedrei.fr/2026/02/23/le-oui-et-le-non-en-langage-des-oiseaux/


Nous avons souvent tendance à vouloir écrire « correctement » dès les premiers mots. Alors nous cherchons tout de suite la bonne phrase, le bon mot, le plan idéal, les idées formidables…

Mais est-ce vraiment ainsi qu’un texte va révéler notre véritable richesse, nos tripes ?

Non, c’est évident, car, par définition, le « premier jet » est la première version, ce n’est pas un texte terminé. C’est notre vibration déposée brute de pomme. Et cette vibration est non seulement libre (qui a déjà vu une vibration enfermée ?), mais elle est aussi sans filtre ni jugement.

C’est très bon. C’est ça, véritablement ça, qui « fait » notre texte. Cette vibration singulière, la nôtre, qui va donner sa fibre et son identité au récit, au-delà de son narratif et de sa signification profonde.

Le premier jet est une porte ouverte sur nous-mêmes. Il permet aux images, aux sensations, aux souvenirs et aux intuitions de circuler avant que notre mental ne vienne les filtrer, les trier ou les censurer.

C’est à mon sens dans cet abandon volontaire, dans cette capacité à « accueillir ce qui vient », que l’écriture intuitive révèle toute sa puissance. Laisser les mots se déposer sur la page, même lorsqu’ils semblent imparfaits ou inattendus, c’est accepter d’écouter une forme de « connaissance intérieure » qui ne passe pas toujours par la réflexion consciente.

Dans cette compréhension, au lieu de chercher tout de suite la perfection, écrivons d’abord pour « entendre » ce qui veut se dire et demandons-nous plutôt :

Et si le premier jet était juste une amorce à ma véritable expression ?

Éclairage Langage des Oiseaux

Un article sur le mot « Premier » en langage des Oiseaux, pour nous rendre plus humbles → https://www.editions-cecileedrei.fr/2026/07/06/tout-le-monde-veut-etre-le-premier/


C’est très étrange : j’ai très souvent la sensation d’avoir écrit un bon texte lorsque je deviens ce que j’appelle la « lectrice » de mon propre texte, c’est-à-dire que je m’en extrais naturellement et que je n’ai plus l’impression d’en être l’auteur. Cela me fait la même chose lorsque je trace des graphies au pinceau et à l’encre de Chine.
 
Toutes les fois j’ai eu le sentiment de réussir une graphie ou d’écrire un bon texte, j’ai eu également le sentiment profond que cela ne venait pas que de moi. Peut-être même que cela ne venait pas de moi tout court. Il y a quelque chose, comme une présence, qui guide ma création.
 
Je suis convaincue que les meilleures créations sont celles qui ne nous appartiennent pas, même si nous sommes le « médium » qui permet d’exprimer la création, tout comme l’huile de lin et le siccatif permettent de lier entre eux les pigments d’une pierre ou d’un végétal pour obtenir une peinture à l’huile. Nous ne sommes que le canal par lequel la Conscience, que je qualifierais en en l’occurrence de « divine » ou d’« universelle », passe pour faire valoriser des messages.
 
 
Alors je pose la question aux personnes qui écrivent (et aussi à toutes celles qui créent) : Pourquoi ne pas accepter de devenir « simple lecteur » de ce que nous avons écrit ? C’est-à-dire reconnaître que nous ne sommes qu’un canal et que nous n’avons rien d’extraordinaire ; nous avons juste la chance d’être ce canal et de pouvoir vibrer avec lui sur la même fréquence. Il n’y a aucune raison de s’en flatter, mais toutes les raisons de s’en réjouir parce que cela nous fait grandir intérieurement.
 
Accepter cela, c’est aussi accepter que nous sommes là pour servir la vie communautaire de la planète. Accepter cela, c’est changer profondément nos intentions d’écriture et notre façon d’écrire.
 
Au lieu de vouloir absolument être un reconnu, demandons-nous plutôt :

Et j’acceptais ma création en tant qu’expression nécessaire d’une partie de la Conscience collective ?

Éclairage Langage des Oiseaux

Un article sur l’indécision en langage des Oiseaux, pour nous rassurer… → https://www.editions-cecileedrei.fr/2026/02/16/indecision-en-langage-des-oiseaux/


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