L’Incarnation : acte intime ou universel ?

L’Incarnation : acte intime ou universel ?

Cet article peut être considéré comme un complément d’un précédent article « Incarnation en langage des Oiseaux », car je me devais d’y ajouter la dimension universelle de ladite Incarnation…

L’Incarnation comme expression de l’Inconscient collectif

Du point de vue du langage des Oiseaux, l’« In – Carnation » correspond à l’Inconscient qui prend forme dans (« In » pour « En », « Dedans ») la chair (« Carnation » pour le corps incarné). Plus précisément, si nous nous arrêtons sur la signification hermétique de la syllabe « Tion », c’est dans le Terrestre (ou Trinité, « T ») de l’Inconscient (« i ») uni au Principe Féminin (« O ») de l’Incarnation (« N »). Ce processus suggère que la naissance terrestre est une expression de l’Inconscient collectif à travers l’individu.

Comprendre cela change profondément notre regard : nous ne venons pas au monde uniquement pour nous-mêmes. Chaque Âme que nous sommes est en lien avec les autres et choisit de naître pour elle, certes, pour sa propre évolution, mais aussi pour contribuer à celle des autres Âmes. Cette interdépendance se décèle et apparaît telle une évidence à mesure que l’on explore le langage des Oiseaux et l’Hermétique des Nombres (Numérologie réelle).

Pourtant, une partie du discours actuel, notamment dans certains courants du développement personnel, met fortement l’accent sur l’individu, parfois au point d’en oublier le collectif. Or, nous ne sommes pas seuls, vous l’avez sûrement remarqué…

Se rencontrer soi-même à travers l’autre

Nous ne sommes pas seuls parce que le Jeu de la Vie se joue à plusieurs. L’expression populaire « la Vie est jeu » n’est pas anodine, et le Jeu de l’Oie, dans sa compréhension hermétique, nous le démontre aussi…

En fait, l’Incarnation est nécessaire pour l’Âme qui veut évoluer. Pour ce faire, les cinq sens lui permettent de se connaître au travers de ses ressentis et, pour ressentir, il lui faut vivre des « confrontations » à l’autre, quel que soit le règne (humain, animal, végétal ou minéral).

Ces expériences personnelles sont connues de notre seule personne, car il est, je dirais, techniquement impossible de tout faire savoir à tous et cela n’est même pas utile. Nous sommes donc chacun tout seul à vivre et à nous connaître (ou à nous méconnaître) intérieurement, ce qui est incontournable et sans gravité.

Une évolution partagée et commune

Cependant, et c’est là le cœur de cet article, notre cheminement ne se réalise jamais isolément. Nous avançons nécessairement et naturellement ensemble pour vivre et nous accompagner mutuellement. Cela peut passer par de « belles » ou « mauvaises » histoires vécues avec Untel ou Unetelle. Nous avons en effet besoin de tous les rôles pour la pièce de théâtre en cours. Le dénouement du dernier acte ne peut advenir sans les précédents. Même l’ermite a besoin des autres pour être en mesure de se démarquer en tant qu’Être solitaire !

Les « je peux vivre tout seul » et « je n’ai besoin de personne » ne tiennent pas parce qu’il est fondamentalement impossible de vivre sans les autres Êtres vivants, ne serait-ce que pour des raisons de survie (alimentation, protection…).

L’Incarnation ne concerne donc pas seulement chaque Être de façon individuelle, mais tout l’ensemble du Vivant, encore une fois, quel que soit son règne. Les écosystèmes eux-mêmes en témoignent : la disparition d’une espèce peut entraîner celle d’une autre. Tout est lié.

Rien n’existe isolément

Alors ouvrons le champ des possibles pour nous-mêmes et pour le Vivant en général, en intégrant dans notre quotidien que même si nous sommes intérieurement seuls (et ce n’est pas grave), nous expérimentons la Vie tous ensemble pour nous aider mutuellement à évoluer et involuer dans la Matière (voir le Cercle de la Réalité).

Il devient dès lors primordial d’élargir notre vision. Oui, nous sommes seuls dans notre intériorité (cela fait partie de l’expérience), mais nous vivons cette Aventure ensemble, dans une dynamique d’évolution mutuelle, faite d’ajustements et de progression.

L’individualisme grandissant actuel n’a pas lieu d’être, il ne s’intègre pas dans la dynamique naturelle et « apprenante » de la Vie. Le pouvoir personnel n’apporte existentiellement aucune avancée ; il coupe au contraire le lien avec la Vie.

Notre Incarnation nous concerne autant que celle des autres nous concerne. Rien n’existe isolément, telles les obliques de la Lettre « A » (les Opposés originels) qui ne peuvent exister sous cette forme qu’en restant en lien grâce à l’horizontale…  

Illustration : Pixabay Mabel pour la pie et Geralt pour le fond : L’Incarnation : acte intime ou universel ?

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