
Comprendre l’intérêt d’avoir cinq sens…
Cet article « Incarnation en langage des Oiseaux » fait suite à deux rêves récents très particuliers qui poussent ma réflexion plus avant sur la Conscience et, pour « commencer par le commencement » (j’aime bien les « points zéro ») sur le fait que nous ne comprenons pas suffisamment, nous les humains, à quoi nous sert d’avoir un corps incarné doué de Sens.
Lisez cet article jusqu’au bout, même s’il est un peu long, car il s’agit de ressentir vraiment ce « petit truc » qui est une vraie Clef de Compréhension de l’existence et à côté du duquel nous passons trop souvent sans le percevoir.
L’Incarnation, un phénomène très personnel
En langage des Oiseaux, lorsque nous prononçons le mot « Incarnation », nous pouvons entendre « In – Carnation » ou « In – Kar – Nation ».
– « In – Carnation » nous parle de nous à partir de notre Être intérieur inconscient (« In », dedans) et à partir de notre chair, celle qui entoure notre squelette et qui fait de chacun de nous une personne spécifique. Notre « Carnation », c’est-à-dire la nuance colorée de notre peau, de notre Être d’un point de vue métaphorique, fait de chaque humain une personne absolument unique. Nous venons du reste au monde en ayant aussi (en plus de la famille et de nos conditions de vie terrestre) choisi ce corps, plus ou moins grand, plus ou moins coloré, plus ou moins épais, solide, fragile, etc. Ce corps dans lequel nous évoluons est notre meilleur outil palpable pour avoir des ressentis et prendre conscience de notre existence.
– Le mot « Incarnation » peut aussi s’analyser comme suit : « In – Kar – Nation ». Toujours le préfixe « In », notre Être intérieur inconscient, cette fois-ci associé à la tonalité du « K », lui-même en lien étroit avec les Polarités célestes inconscientes et opposées que nous sommes chacun (« A ») et leur Réalisation dans le « monde concret » (« R »). Le « K » est une lettre puissante parce qu’elle englobe dans son graphisme et sa tonalité la Conscience céleste unie à la Conscience terrestre dans l’Humain. Elle intègre ainsi la puissance de la Conscience duelle à elle toute seule ! Nous remarquons déjà, au travers des syllabes « In – Kar », que notre Être intérieur est fortement connecté à la Conscience duelle de toute chose. Et cet Être intérieur que nous sommes tous choisit pour « Nation », pour terre personnelle, pour terre d’accueil aussi, un corps terrestre, humain, afin de tenter la grande aventure d’évolution de Conscience au travers des sens. Tout un programme ! Et une puissante Volonté d’entendre le Céleste au travers du Terrestre, de comprendre la Vie et de déployer l’Amour.
Mais comment saisir l’intérêt de l’Incarnation ?
Au travers des cinq sens, principalement (il paraît que nous en avons bien plus). Le Nombre « 5 » est du reste celui qui symbolise l’Incarnation en symbolique hermétique ; et la valeur numérique du mot « Incarnation » est « 55 », ce qui, réduit théosophiquement, revient à « 10 » (5 + 5), Nombre de la divine perfection.
Il ne s’agit pas seulement de se dire que nous avons cinq sens pour ressentir tout ce qui nous arrive. Et c’est là que j’en arrive à ce « petit truc », ce point zéro qu’il nous faut bien comprendre pour saisir la grandeur et la subtilité des perceptions corporelles qui nous sont offertes par la Nature, la Création.
Il ne suffit pas de se dire que nous pouvons ressentir le coup ou la caresse, le chaud ou le froid, le frisson de plaisir ou d’effroi, la douleur éventuelle ou le bien-être… Non, c’est plus fin que cela.
Et pour le comprendre, je vous invite à faire une petite expérience (qui pourra devenir grandiose). Par exemple, ce soir, glissez-vous dans votre lit avec la volonté de ressentir la douceur des draps sur votre peau nue. Et posez-vous la question suivante : « Et si je ne ressentais rien, alors comment vivrais-je ce moment ? » Autres questions : « Comment est-il possible que je ressente tout ceci ? La matière du tissu, sa température et l’enveloppement qui me procure ? Cela vient-il de moi ? De l’Inconscient ? »
Les Sens sont un cadeau de la Vie
Là, voyez que vous pouvez commencer à comprendre que les Sens sont un cadeau de la Vie. Ils ne sont pas seulement « naturels », mais un véritable « présent », une fantastique opportunité de découvrir, de chercher et de trouver. Cette capacité que le corps a à nous transmettre sans cesse des messages de ressentis est extraordinaire. Tout d’abord parce que nous pouvons appréhender notre monde intérieur et le monde extérieur grâce à nos Sens et, ensuite, parce que c’est constant, c’est toujours dans notre « présent ». Les ressentis ne s’arrêtent jamais. Ce qui veut dire que l’expérience ne s’arrête jamais, que notre Conscience est en perpétuelle évolution, même de façon inconsciente.
Il y a quelque chose d’absolument magique au fait de ressentir. En écrivant ceci, je m’amuse à frotter mes doigts les uns contre les autres, à ressentir le contact de mes pieds nus sur le sol frais, et à me dire qu’avec tous mes sens ouverts, j’ai l’occasion perpétuelle de m’émerveiller de mes fonctions vitales et de leur interaction avec l’extérieur.
Sans mes cinq Sens (et plus), je ne serai absolument pas en mesure de profiter de mon incarnation terrestre. Il n’y aurait pas d’expérience. Il n’y aurait ni magie ni joie.
Nos sens nous permettent d’être nous-même
Il nous semble naturel de ressentir, mais prenons le temps, le plus souvent possible, de nous arrêter à nos sensations et de constater qu’elles sont réellement ce qui nous permet de « prendre matière », d’avoir une certaine ampleur en ce monde, de décider, de concrétiser nos rêves et de grandir… d’être nous-même, nous-même exactement si nous leur portons attention et que nous écoutons leurs messages.
C’est ça, le « petit truc » à saisir, à vivre pleinement, comme une sorte d’extase existentielle à nous dire que nos sens nous permettent de vivre notre Incarnation et que notre Incarnation nous permet de vibrer grâce à nos sens. Comme une magie profonde, dense, étonnante et joyeuse ! Tout se mêle dans le joli « 8 » de l’Analogie : tout est en lien, car « Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut. » (voir les Lois universelles).
Photo – C. Edrei – Incarnation en langage des Oiseaux

