
Nous bâtissons tout sur du sable…
Oui, nous bâtissons tout sur du sable…
Alors que je préparais la Lettre d’information de la semaine dernière, j’ai voulu la tester et j’ai constaté que mon logiciel de mails n’affichait plus les images. Après deux heures de recherches personnelles et plus d’une heure en ligne avec le Service après vente (SAV), je suis restée sans solution. Comment travailler sans voir ce que je fais ? Donc, nous avons continué à chercher et avons vu qu’il fallait vider le cache de la boîte mails pour résoudre la difficulté. Ok. Je vide. Effectivement, les images s’affichent à nouveau. Génial !
Sauf que la moitié des mails s’est évaporée, que tous mes classements ont sauté et que rien n’est plus en ordre… Là, j’ai eu la sensation du grand coup de pied dans le château de sable : certains grains s’envolent loin, d’autres s’écrasent au sol, tout est éparpillé et il devient difficile, dans cette « masse nombreuse » où tout se ressemble, de trier.
L’invisible pernicieux actif
Il n’y a pas mort d’hommes, pas de blessure non plus. Ce qu’il y a ? Six heures à chercher, puis une fraction de seconde pour que tout bascule. Et aussi, de « l’invisible pernicieux actif », soit :
– Des sociétés qui vendent des produits censés nous simplifier la vie, qui nous intègrent à leur clientèle, puis qui nous délaissent au milieu d’un grand flou, sans mode d’emploi ni avertissement, ni SAV digne de ce nom.
– Des systèmes bien organisés de dépendance et d’obligation d’utiliser ces services informatiques que personne ne maîtrise.
– Des mentalités privilégiant le profit, la richesse et la puissance.
J’ai vu une fois encore, avec cet événement, que dans nos sociétés, que dis-je, notre monde, notre planète entière, tout est « construit » sur un banc de sable. Tant que ça tient, nos marionnettistes sont présents pour nous vendre des châteaux forts : tout va pour le mieux… Quand ça bugge, c’est le néant.
Ce qui est à comprendre…
Devant ma boîte mails toute « badibulguée », j’en suis une fois encore arrivée à l’évidence que nous faisons confiance à une étincelle d’électricité. Sans elle, sans les lignes de code qu’elle permet de générer, qui sommes-nous devenus ? Où allons-nous ainsi ? Nous ne savons presque plus rien faire de nos propres mains…
– Comprenons que nous sommes allés très vite, que nous avons affirmé sans être sûrs, et que nous avons tout fondé, en quelques décennies seulement, sur l’électricité et l’informatique : gestion des usines de fabrication de biens divers ; des organismes bancaires et sociaux ; de nos consommations d’énergies ; de nos achats et réservations de nourriture, de vêtements, de loisirs, de matériaux ; de la circulation de nos véhicules et de leur stationnement ; de notre médecine et j’en passe…, même les rencontres humaines destinées à s’aimer !
– Comprenons que nous sommes des apprentis sorciers ; des enfants qui jouent aux adultes. Nous jouons aux virus, aux guerres, au pouvoir et à l’argent, ce qui est déjà navrant, mais en plus en bénissant le saint Informatique, fiable et rapide (sic).
– Comprenons que la moindre erreur dans une ligne de code peut tout planter à la vitesse de l’éclair : une entreprise, une maison, un village, une ville, une région, un pays, le monde. Que serions-nous sans électricité ni applications ? Nous avons tout voué à ces nouvelles déités que nous avons créées et que nous n’avons même pas la capacité de contrôler. Il est en effet impossible à nos cerveaux humains actuels d’apprendre et de retenir tout ce qui serait utile à savoir pour maîtriser correctement l’outil informatique, d’autant plus que la Dissociation est en œuvre dans le fait de tout commercialiser. Puisque tout se vend, alors chacun y va de son innovation, de sa différence, bien sûr incompatible avec celle du concurrent…
– Comprenons que nous sommes nos propres bergers (nous créons des modèles) et nos propres moutons (nous suivons nos modèles). Je me suis vue brebis égarée et offusquée devant mon tas de mails éparpillés, mais n’ai-je pas mieux à faire ? À moi de réviser ma perception des choses…
– Comprenons que nous avons la capacité de créer notre Réel à partir des Nombres. Le binaire informatique en est du reste une illustration, puisque cette fameuse alternance « 0 – 1 » permet de créer des réalités sous forme de programmes. Pour rappel, du point de vue de la symbolique hermétique des Nombres, source de toutes choses, le « 0 » représente le Tout, Principe Féminin de l’Âme, et le « 1 » représente le Principe Masculin du Réel inconscient autant que l’Espace de tous les possibles. N’oublions pas que tout est analogie…
– Comprenons que tout est en mouvement constant et que tout dégénère à un moment donné, comme l’énonce la Cinquième Loi universelle, dite « du Rythme » :« Tout s’écoule, au-dedans et au-dehors ; toute chose a sa durée ; tout évolue puis dégénère. » L’électricité ou nos lignes de codes peuvent sauter à tout moment, d’autant plus que les hackers internationaux bidouillent à tout va…
Élever notre prise de conscience
Alors je pense qu’il nous faut élever notre prise de Conscience. Ceci commence par l’analyse de petits événements personnels comme mon histoire de boîte mails. Plus nous comprendrons que ce que nous (et nos prédécesseurs) avons créé, plus nous verrons où le bât blesse, plus nous serons en mesure de modifier notre trajectoire universelle. Pour l’instant, je pense que le mur est devant nous et que la masse critique qui permettrait de bifurquer pour le bien de tous n’est pas dépassée. C’est pourquoi j’écris, avec la conviction que d’autres intelligences humaines arriveront à modifier la trajectoire (seul, on ne peut pas grand-chose). Avec mon côté idéaliste, je choisis celle de l’Amour, la seule valable à mon sens…
Qu’en pensez-vous ? Vos réponses sont les bienvenues…
Illustration : Cécile Edrei pour le sable et Pixabay (Mabel pour la pie) Nous bâtissons tout sur du sable…

