
Un petit sujet pour se détendre : la Vie ne demande pas la perfection, ce sont les humains qui l’ont inventée, comme tout, du reste, puisque Tout est histoire de Conscience…
La Vie, un mouvement qui est « ce qu’il est »
Parfait ou imparfait, le mouvement de la Vie est simplement ce qu’il est. Les Sept Lois universelles qui gouvernent l’Univers nous le montrent bien. Il n’y a aucun jugement dans ces Lois issues de l’Hermétique originelle. Il y a juste ceci : « Le Tout est Esprit ; l’Univers est Mental. » Et puis la suite des Lois qui nous parlent des mécanismes de la Vie, sans jamais aborder le sujet de la perfection ni mettre la pression en quoi que ce soit…
Ce sont les hommes qui ont inventé cette notion de perfection, parce que le seul fait de vivre nous pousse à tenter de nous dépasser. Nous avons besoin de nous confronter à tout : aux gens, à la Matière, aux idées… et cela nous mène à l’idée d’être parfait pour nous sentir vivre. Pourquoi pas ?
Pourquoi ne pas essayer d’être parfait ? Sauf qu’au sens commun de ce mot, c’est impossible. « Parfait », pour nos dictionnaires classiques, signifie « qui possède toutes les qualités sans aucun défaut ». Il est illusoire de vouloir arriver à ce résultat pour la bonne et simple raison que Tout étant Conscience, Tout dépend donc de notre subjectivité. Ce qui sera parfait pour l’un ne le sera pas exactement pour l’autre.
Tout est parfait au travers du langage des Oiseaux
Mais, bonne nouvelle, nous sommes quand même tous parfaits, au sens révélé par le langage des Oiseaux. En effet, ce qui « Par – Fait » correspond à la « paire » qui est « faite », c’est-à-dire à la Dualité manifestée (« Par ») que nous sommes chacun qui se réalise au travers de l’Âme que nous sommes (« Fait »), issue de la Dualité inconsciente (que nous sommes au travers de l’Âme) incarnée dans le Terrestre. Donc ce qui est « parfait » est ce qui se réalise, et c’est ce que nous faisons tous à chaque seconde.
Quel est l’intérêt de comprendre ceci, à part celui de se rassurer en se disant que même ce que nous appelons nos « imperfections », en langage courant, ne sont pas graves ? Ça, nous le savons tous plus ou moins. Or, là où la définition du langage des Oiseaux nous mène, c’est à une compréhension véritablement existentielle et profonde à propos de l’Être et de son rôle dans le monde.
Ainsi, nous sommes parfaits par le simple fait, justement, d’être incarnés, car, à partir du moment où nous le sommes, nous devenons une « paire », une Dualité terrestre. Et si nous existons en tant que Dualité terrestre, en tant qu’Âme (représentant les Polarités originelles [« A »] qui, au travers de l’Amour [« M »] s’expriment [« E »]), c’est que cela est nécessaire à tous les autres Êtres vivants, ainsi qu’à nous-même bien sûr. C’est tout simple ; rien n’arrive sans raison ni par accident, et surtout pas les naissances.
Tout est perfection dans l’Univers…
Donc, être parfait, c’est d’emblée être une Dualité incarnée dont l’existence est essentielle au bon « fonctionnement » du monde, voire de l’Univers. Au sens hermétique du terme, être « parfait » est bien plus vaste qu’au sens du langage commun. Avec le langage des Oiseaux et l’Hermétique, nous constatons qu’il n’y a ni conditions ni limites à être parfait. Nous sommes. Cela semble petit et c’est en même temps immense… Il n’y a plus rien à dire et à la fois tout à dire…
Notre naissance a toujours sa raison d’être, notre personnalité et ses motivations aussi et tout fait partie de la perfection de l’Univers. C’est un « état de fait », une situation telle qu’elle existe simplement et réellement. Il suffit d’observer la Vie pour comprendre la perfection en général et celle de tout Être vivant. (Pour aller plus loin, je vous invite à revenir sur les Nombres, créateurs de l’Univers, au travers de l’étude du Cercle de la Réalité.)
Nous y sommes, mais que cela ne nous empêche pas d’y être avec l’intelligence du cœur…
Voilà à propos de la perfection. Ne la cherchons plus, nous y sommes. En revanche, les Êtres intrinsèquement parfaits que nous sommes peuvent s’interroger à propos de leurs pensées et de leurs actes, afin que le jeu en vaille la chandelle, c’est-à-dire que notre incarnation terrestre soit bénéfique à tout le Vivant.
Illustration : Cécile Edrei et Mabel Amber Pixabay (pie) – La Vie ne demande pas la perfection

