
Pour faire suite à mon article « Comment accéder simplement au langage des Oiseaux… » du mois de juin, voici une explication simple et rapide de que signifie et engage le mot « Croyance » à partir de l’Hermétique de ses Lettres. Car, une fois expliqué ainsi, nous comprenons que le « sujet » de la croyance n’est pas celui auquel les tireurs de ficelles nous font adhérer depuis des millénaires…
Le mot « Croyance » en langage courant
En consultant les dictionnaires classiques, nous trouvons des définitions qui correspondent à l’idée de se soumettre à des affirmations, sans réflexion personnelle et sans examen approfondi, et d’accorder ainsi un crédit aveugle à une parole extérieure à nous-même, en général un dirigeant religieux, politique ou autre gourou masqué (ou pas, du reste), c’est-à-dire un de ceux qui dirigent (pour la dernière partie de cette phrase, j’extrapole, mais c’est exprès 😊).
Bref, en lisant toutes ces définitions et en écoutant les religieux (puisque la croyance commence avec la religion), nous constatons qu’être dans la croyance, c’est accepter de se défaire de soi, quitte à renier qui nous sommes, dans le but d’être admis dans un groupe. Être dans la croyance, c’est se fondre dans l’Inconscient collectif et rester sage et lisse…
Il y a à mon sens un côté saugrenu à ceci : pourquoi renier une partie de nous-même pour être admis au sein d’une communauté qui est censée nous permettre d’évoluer librement ? Ça démarre mal, non ?
Le mot « Croyance » analysé par l’Hermétique de ses Lettres
En décomposant ce mot, nous obtenons : l’Intellect supérieur (« C ») réalise (« R »), le Principe Féminin (« O »), de l’union dans l’humain (« Y ») des Polarités originelles célestes (« A ») incarnées (« N ») de l’Intellect supérieur (« C ») exprimé (« E »).
C’est dans cette Hermétique dévoilée que nous comprenons que le « sujet » de la croyance (que j’évoquais en début d’article) n’est pas Autrui, mais nous-même. En effet, c’est bien le « A » que nous sommes en tant que Polarités originelles célestes qui réalise et incarne dans la Réalité concrète. (Pour rappel, le « A » est constitué des deux opposés qui permettent de donner la vie à l’humain ; ses deux obliques qui ont une base terrestre, en bas de la Lettre, et une base céleste unie, le sommet de la Lettre, nous représentent graphiquement ; la barre horizontale centrale étant l’équilibre que nous souhaitons atteindre lors de notre vie.) C’est bien nous-même qui, du début à la fin de la définition réelle de ce mot, sommes non seulement concernés, mais en action : nous réfléchissons et nous incarnons notre propre réflexion dans notre quotidien.
Il n’est à aucun moment question de qui que soit d’extérieur dans cette définition. C’est le « A » face à lui-même. Le « A » qui utilise sa capacité de réflexion et s’en remet à sa logique personnelle pour évoluer.
Le mot « Croyance » nous engage vis-à-vis de nous-même
Donc, ce mot « Croyance » n’engage que nous-même vis-à-vis de nous-même et ne nous oblige à aucune soumission extérieure d’aucune sorte. J’insiste, parce que la réelle signification du mot « Croyance » signifie réellement de s’en remettre à soi-même.
Cela revient à avoir « confiance en soi », cette expression étant du reste un pléonasme puisqu’une fois encore, c’est la puissance, je dirai plutôt (et en très raccourci) l’intelligence du « A » qui s’incarne (« N ») dans le Réel à partir du Principe Féminin (« Con »).
La véritable croyance est donc une façon que nous avons de réfléchir en nous-même et par rapport à nous-même pour croître lors de notre incarnation. Il me semblait important d’expliquer ceci afin que nous apprenions à être vigilants sur tous les sujets de la vie, à faire fonctionner notre logique à leurs propos, afin de suivre notre propre bon sens et non le raisonnement rarement explicite des tireurs de ficelles..
Illustration : C. Edrei et Pie Pixabay – La Croyance en langage des Oiseaux

