
Cet article complète les articles « Tout est Conscience » et « Nous sommes la texture de nos mots » déjà parus, afin d’illustrer un peu le propos par un exemple concret, en l’occurrence des situations très basiques, voire parfaitement anodines…
La Clef est de comprendre que changer nos mots pour transformer notre Réalité correspond à quelque chose de véritablement effectif. Exemple basique : si je parle du « temps pourri » de ce matin, je me prépare sans m’en douter à vivre une journée pourrie, car avec ce qualificatif « pourri », je m’installe dans une vibration basse (en pensant en plus qu’en faisant ce commentaire j’ai été « observatrice et cool » ; le vocabulaire « bobo » typique). En revanche, si je parle du « temps pluvieux » de ce matin, je signale seulement qu’il y a de la pluie. Cela reste neutre (sauf si j’y inclus un jugement, bien sûr) et n’engage en rien mes prochaines heures ni celles d’autrui.
Combien de fois avons-nous commencé une journée en disant aux autres des choses comme « ça a mal commencé dès le réveil », « jamais deux sans trois », « de toute façon, c’est mal barré », etc. Combien de fois l’avons-nous fait soit en le pensant réellement, soit, ce qui est plus navrant (j’en ai été, mea culpa), en nous pensant subtils, drôles… ? Combien de fois avons-nous inconsciemment créé des journées dites « pourries » ?
C’est quelque chose que j’ai compris lorsque j’en ai eu assez d’entendre des commentaires sur de fameux « temps pourri » qui n’est en fait qu’un temps qui va nous offrir du vent pour dégager l’espace, de la pluie pour nourrir la terre, du froid pour remettre les compteurs à zéro (c’est bien le cas de le dire), etc. Le « temps pourri », ce temps gris, est en fait non seulement une bénédiction puisqu’il nous amène de l’eau, mais en plus, il nous permet de rentrer en nous-même, d’intérioriser ; cela permet des « ajustements internes ».
Je l’ai compris aussi après de multiples insomnies. Si je me répétais que la nuit avait été blanche, je vivais difficilement ma journée, façon victime. Et un jour, j’ai décidé de penser comme si j’avais bien dormi : cela a été un vrai déclic, une compréhension. L’acceptation de ce qui « avait été » pendant ma nuit me permettait d’être ce que j’avais tout simplement à être le jour. (En acceptant par ailleurs les « données » de mes insomnies, présentes pour de bonnes raisons ; à réfléchir…)
Dans ces deux exemples, tout est passé au travers du filtre de mes propres mots silencieux, de mes pensées intimes. J’ai changé mes mots pour transformer ma Réalité, au début pour ne plus « souffrir » ; maintenant pour créer une Réalité juste, généreuse et la plus douce possible. Un « temps gris », un nuit « agitée, mais avec des temps de repos », etc.
Évidemment, pour « changer les mots », il faut changer notre perception, mais cela se fait tout seul dès que nous le décidons fermement, que notre Inconscient est « câblé » sur cette idée.
Et beaucoup de choses peuvent être transformées pour le meilleur : un homme qui ne restera pas paralysé à vie malgré la sentence du corps médical, un examen obtenu malgré les avis extérieurs des proches, un chagrin transformé en apprentissage et ou en force, etc., il existe de nombreux exemples dans le monde…
Il s’agit véritablement de changer nos mots pour transformer notre Réalité pare que c’est par le Verbe que tout se crée, que tout arrive…
Tentez l’expérience sur une petite chose qui ne vous convient pas, puis sur une plus grande, et pas à pas, mot à mot, le poème de la Vie s’écrit, les rimes prennent matière et notre quotidien se transforme…
Illustration : C. Edrei et Mabel Amber (pie) – Changer nos mots pour transformer notre Réalité

