
Rome ne s’est pas construite en jour et rien, sur notre bonne planète, ne se crée non plus en un jour. « Un pas après l’autre », c’est le rythme de la Vie. Même une photo, qui semble être le résultat d’une fraction de seconde d’attention, est en fait le résultat d’années d’expériences (et pas forcément dans ce domaine).
C’est ainsi pour tout. Parce que nous avons besoin de temps pour voir, observer, saisir, comprendre, intégrer, avoir l’envie de, créer, construire… refaire éventuellement, améliorer, peaufiner, recommencer, continuer autrement, grandir, en somme…
Pourquoi vouloir avancer vite ?
Vouloir avancer vite, trop vite en général, c’est brûler les étapes et être souvent obligé de repasser par la case départ. Il est surprenant de constater que tout le monde le sait et que nous continuons malgré tout à vouloir avancer rapidement et à tout faire pour. Que ce soit dans notre travail intime (développement personnel) ou notre travail professionnel.
Nous courrons après le temps, les secondes, les minutes, les heures et les années, sans même réaliser que nous les avons créées (il y a des siècles) pour avoir des repères mais, qu’en fait, ce « Temps qui passe » n’existe pas. En tout cas, pas de façon linéaire, mais c’est un autre sujet…
En effet, si nous regardons bien, rien ne se réalise réellement dans le Temps humain. Il a très souvent un couac qui freine, retarde ou empêche. La Vie ne permet pas de brûler les étapes.
Ce Temps que nous vivons, que je qualifie d’« humain », nous l’avons créé par nécessité, mais il n’a pas, ou plutôt, nous n’avons pas à nous l’imposer tel une contrainte qui fait souffrir. Se stresser parce qu’il faut faire les choses dans les temps peut être un booster, certes, mais pas de façon permanente. C’est le gros point noir de nos sociétés. Nous fixons des dates à notre futur puis, quand elles approchent ou sont dépassées, nous en refixons d’autres, comme robotisés par l’idée qu’il nous faut des délais pour avancer ? Encore et encore… Des deadlines, comme disent les Anglais ; je vous laisse le soin de traduire…
Mais posons-nous un peu et soyons logiques. Ça aussi, tout le monde le sait : l’enfant ne sait pas marcher parfaitement pas en un jour, la conduite d’un véhicule ne s’apprend pas en une fois, nombreux sont les exemples similaires. Nous le savons, n’est-ce pas ?
Le « Pas » en langage des Oiseaux
Alors pourquoi ne pas accepter de faire un pas après l’autre ? Du progressif et, surtout, du non répétitif. Le pas à pas, paisible et assuré, a l’avantage de permettre de se réorienter sans risquer de tomber.
Par ailleurs, du point de vue de l’Hermétique des Lettres de ce mot, le « Pas » exprime la Mentalisation (« P », ou Verbalisation, le fait d’utiliser les mots, la parole) des Polarités originelles célestes opposées que nous sommes chacun (« A ») engendrée par le Céleste en nous (« S »). En d’autres mots, faire un « Pas », c’est mentaliser (penser, mettre en mots) et manifester dans l’Endroit du Réel (agir dans notre Réalité quotidienne), ce qui, dans l’Envers du Réel (notre Inconscient) a besoin de s’exprimer pour nous permettre d’évoluer. Et l’évolution ne peut se faire que progressivement, soit un pas après l’autre pour écouter attentivement le Céleste en nous, notre sentiment profond, lequel est notre guide intérieur.
Du « Pas » à l’Amour…
Le « Pas », s’il faut en parler brièvement, est un mouvement intérieur de notre Être vers l’extérieur, vers la compréhension de la Vie en général et donc de l’Amour. Aller pas à pas, c’est respecter la Vie et être dans l’Amour.
Il n’est en fait nullement besoin du langage des Oiseaux pour s’en rendre compte. En effet, la plupart des choses réalisées trop vite échouent, même lorsque ce sont de grands professionnels qui les décident (il s’agit aussi d’arrêter de donner foi à un soi-disant supérieur ; tout le monde peut se tromper, lui aussi). Pour exemples collectifs et individuels : les médications testées à la va-vite inefficaces ou nocives, les trains commandés trop larges pour les quais de gare, les livres mal imprimés avec des tâches sur certaines pages, des blancs d’œufs mal battus en neige et le gâteau durcit qui va avec, le tube de dentifrice mal refermé et sa pâte inutilisable, la plante trop arrosée mourante et l’eau qui déborde sur le parquet… De la plus grande à la plus petite action réalisée trop vite, le manque d’Amour provoque un ratage obligatoire à plus ou moins long terme.
D’où l’importance de réaliser un pas après l’autre. Prendre le temps de franchir chaque étape et d’y mettre tout l’Amour nécessaire. La richesse est dans l’Amour que nous déployons et que nous recevons. Le « Pas » est ce qui permet d’avancer, au sens propre comme au sens figuré. Pourquoi se presser en une vie, alors que nous en sommes sans doute à la millième ? Nous avons tout l’Espace-Temps de la Création disponible pour bien faire les choses…
PS : J’ai reçu une proposition hier pour générer automatiquement des articles à partir de l’IA pour mon site. L’argument majeur était la rapidité. Comment l’IA, aussi bienveillante soit-elle, puisqu’elle a été programmée pour l’être, peut-elle mettre de l’Amour dans ses textes ? J’ai demandé à Gemini si elle pouvait aimer et sa réponse est : « Je ne peux pas aimer. »
Visuel C. Edrei – Pixabay Mabel (pie) et Wal (pas) – « Un pas après l’autre » et langage des Oiseaux

